Le système de santé canadien évolue rapidement, et les pharmacies de proximité sont au cœur de cette transformation. Pourtant, partout dans le pays, une pénurie croissante de pharmaciens modifie discrètement la manière dont les patients accèdent aux soins. Des délais d’attente allongés à l’élargissement des responsabilités en matière de prescription, les pressions auxquelles sont confrontés les professionnels de la pharmacie ne cessent de s’intensifier à l’approche de 2026.
Selon l' Association nationale des autorités de réglementation en pharmacie (NAPRA), « le secteur de la santé au Canada continue de faire face à de graves pénuries de main-d'œuvre de longue date, exacerbées par la pandémie de COVID-19 ». De plus, la NAPRA explique que « à l'instar d'autres professions de santé, le secteur pharmaceutique est confronté à une pénurie de main-d'œuvre dans tout le pays, les petites collectivités étant les plus durement touchées ».
Il est essentiel de bien comprendre la réglementation pharmaceutique au Canada pour s'y conformer, protéger son autorisation d'exercer et, en fin de compte, offrir les meilleurs soins possibles à ses patients. Parallèlement, il est tout aussi crucial pour les propriétaires de pharmacies, les responsables du secteur de la santé et les décideurs politiques de bien cerner les réalités du marché du travail. Comme le savent bien les propriétaires de pharmacies indépendantes à travers le Canada, s'y retrouver dans les cadres réglementaires est déjà complexe. L'ajout des défis liés à la gestion du personnel rend la planification stratégique encore plus urgente.
Comprendre la pénurie de pharmaciens au Canada
Le Canada a entamé l'année 2026 avec des pressions croissantes sur les effectifs dans l'ensemble du secteur de la santé, et le secteur pharmaceutique ne fait pas exception. Si l'on remonte au 1er janvier 2025, le Canada comptait environ 47 000 pharmaciens agréés à l’échelle nationale, et la répartition de la main-d’œuvre, les prévisions de départs à la retraite ainsi que la demande croissante de services ont créé des tensions importantes dans de nombreuses régions.
La croissance des effectifs de pharmaciens n'a pas toujours suivi le rythme de l'élargissement de leur champ d'activité et des besoins de la population. Parallèlement, l'extension, au niveau provincial, des compétences en matière de prescription et des services de vaccination a accru l'intensité de la charge de travail.
Au Canada, les pharmaciens jouent désormais un rôle de premier plan dans la prise en charge des maladies chroniques, la prescription de médicaments pour les affections bénignes et les programmes de vaccination, autant de services qui étaient autrefois principalement assurés dans les cabinets médicaux.
Parallèlement, le système de santé canadien est soumis à une pression croissante due à :
- Le vieillissement de la population
- Augmentation des taux de maladies chroniques
- Pénurie persistante de soins de première ligne
- Un recours accru aux pharmacies de proximité pour l'accès aux soins de première ligne
Alors que la pénurie de médecins généralistes persiste dans toutes les provinces, les pharmaciens apparaissent de plus en plus comme les professionnels de santé les plus accessibles. Et ce, souvent sans augmentation proportionnelle des effectifs ni des infrastructures.
Qui est le plus touché par la pénurie de pharmaciens ?
Idées reçues courantes
On croit souvent à tort que la pénurie de pharmaciens touche principalement les zones rurales ou isolées. Si les communautés rurales sont souvent celles où les pénuries sont les plus visibles, la pression sur les effectifs touche aussi bien les communautés urbaines, périurbaines que rurales.
Les centres urbains comptent certes davantage de pharmacies, mais ils sont également confrontés à :
- Augmentation du nombre d'ordonnances
- Un nombre plus élevé de patients
- Augmentation de la demande de services cliniques
Les zones périurbaines, en particulier celles qui connaissent une croissance rapide, peuvent être confrontées à un décalage entre l'évolution de la main-d'œuvre et celle de la population. À l'inverse, les régions rurales et septentrionales sont souvent confrontées à des difficultés de recrutement et de fidélisation en raison de leur isolement géographique.
Les différences régionales ont leur importance. Par exemple, les provinces ayant mis en place des programmes élargis de prescription pour les affections mineures ont enregistré une hausse significative du nombre de visites en pharmacie. Selon Ministère de la Santé de l'Ontario Selon les données disponibles, le programme de prise en charge des affections mineures de l'Ontario, lancé en 2023, a donné lieu à des millions de consultations dès sa première année d'existence. Si cela facilite l'accès, cela alourdit toutefois la charge de travail. 
Les patients et les communautés les plus touchés
Les personnes âgées qui doivent gérer plusieurs traitements médicamenteux comptent parmi les plus vulnérables, et selon le portail « McMaster Optimal Aging », 60 % des Canadiens de plus de 65 ans prennent au moins cinq médicaments sur ordonnance. La polypharmacie (l'utilisation simultanée d'au moins cinq médicaments) augmente le risque d'effets indésirables liés aux médicaments, notamment les effets secondaires, les interactions médicamenteuses et les hospitalisations.
Les patients atteints de maladies chroniques telles que le diabète, l'hypertension, l'asthme et les maladies cardiaques ont besoin d'une prise en charge médicamenteuse régulière. Une interruption de l'accès aux conseils d'un pharmacien ou un retard dans le renouvellement des ordonnances peut entraîner une aggravation de la maladie.
Les populations rurales et isolées doivent souvent parcourir de longues distances et disposent d'un choix limité en matière de soins de santé. Les communautés autochtones et défavorisées peuvent être confrontées à des obstacles cumulés, notamment des difficultés de transport et une continuité des soins limitée.
La pénurie de pharmaciens n'est pas seulement un problème de main-d'œuvre, c'est aussi un problème d'équité en matière de santé. Un rapport de Santé Canada sur la main-d'œuvre a révélé que le pays comptait un déficit de plus de 1 600 pharmaciens, et que ce chiffre pourrait doubler d'ici 2034.
L'évolution du rôle des pharmaciens et la pression sur les effectifs
Responsabilités cliniques et en matière de prescription
Au cours de la dernière décennie, le champ d'activité des pharmaciens s'est considérablement élargi.
Dans la plupart des provinces, les pharmaciens peuvent désormais :
- Prescrire pour des affections bénignes
- Administrer des vaccins
- Renouveler et adapter les ordonnances
- Prise en charge des maladies chroniques dans le cadre d'accords de collaboration
Les pharmaciens sont de plus en plus intégrés aux équipes de soins primaires, aux établissements de soins de longue durée et aux initiatives de santé communautaire. Nombre d'entre eux suivent des formations avancées dans des domaines tels que l'éducation sur le diabète, la prise en charge de l'anticoagulation et la médecine des voyages.
Selon un article de 2024 article de Maclean’s , cet élargissement des compétences des pharmaciens a changé la donne. « Cette évolution peut aider les patients, réduire l’épuisement professionnel et rendre le système de santé plus efficace. »
Toutefois, si cet élargissement du champ d'intervention clinique améliore les résultats pour les patients, il nécessite du temps, une formation et des ressources en personnel, autant d'éléments qui sont déjà mis à rude épreuve.
Élargissement du champ d'activité dans toutes les provinces
La prescription de médicaments pour des affections mineures est désormais possible dans plusieurs provinces, notamment en Ontario, en Alberta, en Saskatchewan, en Colombie-Britannique et dans d’autres. Les compétences en matière de vaccination se sont considérablement élargies pendant la pandémie de COVID-19, les pharmaciens ayant administré des millions de doses à l’échelle nationale. Les renouvellements et les adaptations d’ordonnances renforcent encore le rôle des pharmaciens en tant que prestataires assurant la continuité des soins. Cependant, les modèles de rémunération varient d’une province à l’autre, ce qui complique la gestion opérationnelle.
Résultat : les pharmaciens fournissent davantage de services cliniques que jamais, mais souvent sans augmentation proportionnelle des effectifs.
Pressions opérationnelles et administratives
Les pénuries de personnel dans les pharmacies alourdissent la charge de travail clinique.
De nombreuses pharmacies signalent :
- Réduction des chevauchements entre les pharmaciens
- Réduction du nombre d'heures de travail du personnel d'assistance
- Renforcement des exigences en matière de documentation
- Alourdissement des formalités administratives
Cela se traduit par des services plus longs, moins de temps consacré à l'accompagnement des patients et un risque accru d'épuisement professionnel. Lorsque les pharmaciens disposent de moins de temps pour interagir directement avec les patients, la sécurité des traitements risque malheureusement d'être compromise.
Principaux facteurs à l'origine de la pénurie de pharmaciens
Caractéristiques démographiques de la population active et tendances en matière de départ à la retraite
Les effectifs de pharmaciens au Canada vieillissent. À mesure que les pharmaciens de la génération du baby-boom partent à la retraite, les taux de remplacement pourraient ne pas suffire à compenser entièrement les départs prévus. En 2023, le taux médian de départ à la retraite était de 63 ans. Cette même année, on comptait 47 000 pharmaciens au Canada, dont une grande partie (26 %) avait plus de 50 ans. Les projections indiquent que les départs liés à la retraite s'accéléreront d'ici 2026.
Épuisement professionnel, stress et insatisfaction au travail
Un nombre élevé de patients, la fatigue émotionnelle et un équilibre travail-vie privée insuffisant peuvent tous contribuer au burn-out.
Le burnout est associé à :
- Risque accru d'erreurs
- Baisse de la satisfaction professionnelle
- Taux de rotation du personnel plus élevés
Contraintes en matière de capacités d'éducation et de formation
Le nombre de places dans les écoles de pharmacie au Canada est limité par rapport à la demande. Un cursus menant au doctorat en pharmacie (pharmD) nécessite généralement quatre ans de formation postsecondaire, et il n'existe que 11 écoles de pharmacie au Canada. La capacité d'accueil en stages cliniques limite également l'augmentation des effectifs, et le recrutement peut s'avérer difficile, par exemple à l'Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick, les deux provinces qui ne disposent pas d'écoles de pharmacie.
Soit dit en passant, selon un récent rapport de Randstad, le métier d’« assistant en pharmacie » figurait parmi les meilleurs emplois du secteur de la santé pour 2026 et occupait la 9e place du classement des classement des 15 métiers les plus recherchés au Canada pour 2026. « Les assistants en pharmacie sont des membres indispensables des équipes de soins de santé… ce rôle aux multiples facettes englobe diverses responsabilités cruciales visant à faciliter le bon fonctionnement des services pharmaceutiques et à garantir que les patients reçoivent les médicaments dont ils ont besoin en toute sécurité et efficacement.»
Défis liés à l'octroi des autorisations d'exercice et à la mobilité interprovinciale
Les différences réglementaires entre les provinces peuvent constituer des obstacles à la mobilité. Bien que l'Accord de libre-échange canadien favorise la mobilité de la main-d'œuvre, les procédures administratives peuvent retarder la redistribution de la main-d'œuvre.
Demande croissante de services pharmaceutiques
Dans de nombreuses régions, la demande augmente plus rapidement que l'offre de main-d'œuvre. La croissance démographique, le vieillissement de la population et la prévalence des maladies chroniques ne cessent de s'accentuer. Selon l' Institut national du vieillissement, «Nous nous dirigeons à grands pas vers une société « super-vieillissante », les personnes âgées de 65 ans et plus étant déjà plus nombreuses que les enfants de moins de 15 ans. D’ici 2030, près d’un quart des Canadiens seront des personnes âgées. »
Stratégies visant à remédier à la pénurie de pharmaciens d'ici 2026
Optimisation des modèles d'équipe en pharmacie
Le recours accru à des techniciens en pharmacie agréés peut améliorer considérablement l'efficacité des processus de travail. Une délégation claire des tâches permet aux pharmaciens de se concentrer sur les services cliniques.
Parmi les stratégies efficaces, on peut citer :
- Des rôles clairement définis
- Contrôles de la précision de la distribution effectués par des techniciens
- Planification des consultations cliniques sur rendez-vous
- La refonte des processus de travail est essentielle pour optimiser le temps consacré aux patients
Tirer parti de la technologie et de la santé numérique
Le rôle des pharmaciens au Canada pourrait continuer à évoluer au cours de la prochaine décennie.
Selon Health Insight :
« Parmi les principales tendances qui façonnent la pratique pharmaceutique, on peut citer une intégration accrue au sein des équipes de soins primaires, un recours plus large à la santé numérique et une demande croissante de services dirigés par des pharmaciens dans les zones rurales. Les changements législatifs, l’amélioration des modèles de remboursement et les progrès technologiques renforceront encore le rôle des pharmaciens en tant que professionnels de santé de première ligne, ce qui permettra d’améliorer les résultats pour les patients et l’efficacité du système. »
L'automatisation de la délivrance des médicaments et de la gestion des stocks réduit la charge de travail manuelle. La télépharmacie permet d'assurer des consultations à distance dans les zones mal desservies. Des outils de gestion des traitements basés sur l'intelligence artificielle font leur apparition pour signaler les interactions médicamenteuses et les risques liés à l'observance thérapeutique. Bien qu'ils ne remplacent pas le jugement clinique, ces outils peuvent améliorer l'efficacité.
Élargir les parcours d'éducation et de formation
Les organismes de réglementation provinciaux étudient actuellement des voies d'accès accélérées tout en respectant les normes de sécurité. L'augmentation de la capacité d'accueil des écoles de pharmacie, le soutien aux pharmaciens formés à l'étranger et la mise en place de programmes de transition constituent des stratégies clés.
Favoriser la fidélisation et le bien-être des pharmaciens
Alors que les provinces prennent des mesures pour combler les lacunes du système de santé, les pénuries continuent d’être négligées. Selon Healthy Debate, «Le budget a, à juste titre, donné la priorité à la pénurie de personnel de santé et à la nécessité d’augmenter le nombre de places dans les facultés de médecine ainsi que les programmes destinés aux futurs médecins et infirmiers. Mais il est également urgent d’élargir les perspectives d’avenir pour les futurs pharmaciens formés au Canada. En effet, alors que les pharmaciens d’officine comptent parmi les professionnels de santé les plus accessibles, l’Ontario affiche le plus faible ratio de pharmaciens pour 100 000 habitants, inférieur à celui de toutes les autres provinces du Canada. Pour aggraver encore la situation, des rapports récents de Santé Canada et des études ontariennes sur les effectifs de santé ont révélé une pénurie annuelle de plus de 600 pharmaciens en Ontario. Cette pénurie dépasse le nombre de places de formation offertes dans la province. Le soutien nécessaire à la formation d’un plus grand nombre de pharmaciens, dont nous avons un besoin urgent, fait défaut. »
Amélioration des conditions de travail
Des ratios de personnel adaptés, des horaires prévisibles et des modèles de travail flexibles favorisent la fidélisation du personnel. Les employeurs devraient évaluer régulièrement la viabilité de la charge de travail.
Santé mentale et prévention du burn-out
La prévention du burn-out relève d'une stratégie de sécurité des patients, et non d'un simple avantage social accordé aux salariés. Les programmes de soutien par les pairs, les initiatives de mentorat et les ressources en matière de santé mentale mises à disposition par l'employeur revêtent une importance cruciale.
Solutions au niveau des politiques et des systèmes
Interventions gouvernementales et réglementaires
La planification nationale des effectifs en pharmacie, l'harmonisation interprovinciale des autorisations d'exercice et la modernisation de la réglementation peuvent améliorer la mobilité et la planification.
Modèles de financement et de rémunération durables
La mise en place de mesures incitatives destinées aux pharmaciens exerçant dans des zones mal desservies pourrait contribuer à rééquilibrer l'offre de main-d'œuvre. Une rémunération équitable des services cliniques garantit la pérennité du système. Le financement doit tenir compte de l'élargissement du champ des responsabilités.
Le rôle des pharmacies de proximité pour combler les lacunes
Modèles innovants de prestation de soins
Les cliniques dirigées par des pharmaciens et les modèles de soins collaboratifs améliorent l'accès aux soins. Les données montrent que les soins dispensés en équipe réduisent le nombre d'hospitalisations dans le cadre de la prise en charge des maladies chroniques.
Solutions d'accès au niveau local
Les services élargis doivent s'accompagner d'effectifs suffisants pour garantir la sécurité. Les services sur rendez-vous, la synchronisation des traitements médicamenteux et les programmes de livraison permettent d'améliorer l'efficacité et l'observance thérapeutique.
Pourquoi il est important de remédier à la pénurie de pharmaciens
Les risques liés à l'inaction
Si les pénuries persistent, le Canada pourrait être confronté à :
- Accès restreint aux soins pharmaceutiques
- Augmentation des erreurs de médication
- Retards dans la prise en charge
- Une pression accrue sur les services d'urgence
Les avantages à long terme d'un effectif durable dans le secteur pharmaceutique
Une main-d'œuvre stable contribue à :
- Amélioration des résultats thérapeutiques dans le domaine des maladies chroniques
- Baisse du nombre d'hospitalisations
- Une meilleure résilience du système de santé
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Perspectives d'avenir : l'avenir de la pharmacie au Canada
À quoi pourraient ressembler les soins pharmaceutiques en 2026 ?
Des modèles de pratique s'appuyant sur la technologie, une collaboration interprofessionnelle renforcée et une approche axée sur les soins préventifs définiront l'avenir.
Les pharmaciens devraient jouer un rôle encore plus important dans le suivi des maladies chroniques, les programmes de vaccination et l'optimisation des traitements médicamenteux.
À quel moment les patients doivent-ils s'inquiéter de l'accès aux soins pharmaceutiques ?
Des signes de tension dans les services pharmaceutiques
Les patients doivent savoir que :
- Des délais d'attente systématiquement plus longs
- Disponibilité réduite des rendez-vous
- Accès limité aux consultations
En cas de difficultés d'accès, il convient de conseiller aux patients de s'adresser directement à leur pharmacien ou, dans la mesure du possible, de se tourner vers d'autres pharmacies situées à proximité.
Questions fréquentes
Pourquoi y a-t-il une pénurie de pharmaciens au Canada ?
Cette pénurie s'explique par les départs à la retraite, l'épuisement professionnel, l'élargissement du champ d'activité, la croissance démographique et les capacités de formation limitées.
Comment le Canada s'attaque-t-il à la pénurie de pharmaciens ?
Grâce à la planification des effectifs, à l'élargissement des missions des techniciens, à l'extension des droits de prescription, à l'adoption des technologies et au développement de la formation.
La technologie va-t-elle remplacer les pharmaciens ?
Non, la technologie ne remplacera pas les pharmaciens. Elle permet certes de gagner en efficacité, mais elle ne peut se substituer au jugement clinique, aux conseils prodigués aux patients ni à la surveillance de la sécurité des médicaments.
Les techniciens en pharmacie contribuent-ils à réduire les pénuries ?
Oui, les techniciens en pharmacie contribuent à réduire les pénuries. Ces techniciens diplômés améliorent l'efficacité des processus de travail et permettent aux pharmaciens de se concentrer sur les services cliniques.
En quoi la pénurie de pharmaciens affecte-t-elle les patients ?
Cela pourrait entraîner un allongement des délais d'attente, une réduction de l'accès aux consultations et une pression accrue sur les systèmes de santé.
Renforcer les soins pharmaceutiques pour l'avenir
Si la pénurie de pharmaciens au Canada pose de réels défis, des solutions concrètes sont en cours d'élaboration. Les pouvoirs publics, les autorités de régulation, les formateurs et les responsables du secteur pharmaceutique collaborent afin de renforcer la pérennité de la main-d'œuvre.
Les pharmaciens comptent toujours parmi les professionnels de santé qui inspirent le plus confiance au Canada. Leur rôle en matière de sécurité des médicaments, de prise en charge des maladies chroniques, de vaccination et de soins préventifs est indispensable.
En investissant dans la planification des effectifs, en favorisant le bien-être des pharmaciens, en tirant parti de la technologie de manière responsable et en encourageant la collaboration interprofessionnelle, le Canada peut mettre en place un système pharmaceutique résilient, capable de répondre aux besoins des patients en 2026 et au-delà.
L'avenir de la pharmacie n'est pas en déclin, il est en pleine expansion. Notre responsabilité est de veiller à ce que les effectifs se développent de manière durable, au rythme de cette expansion.
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